Bogliano a essayé sa redite à lui de tout un genre, florissant dans les 70's et sur lequel ne sont opérés que quelques retours ponctuels aujourd'hui (dont celui, particulièrement bien orchestré, sur La Dernière Maison sur la Gauche de Craven). No Morire Sola/I'll Never Die Alone est ainsi un rape-and-revenge, un de ces films ou des filles violées prennent leur revanche en tuant leurs agresseurs, non sans leur infliger quelques corrections physiques méritées -et, idéalement, jouissives. Le leitmotiv féministe est peut-être sincère, mais il est fort mal servi par ce nanar hargneux de façade, finalement démuni dans sa noble cause.
Au-delà de la mollesse stupéfiante du récit et de la mise en scène (ah, cette riche idée de tout filmer pour bien tout montrer d'une candeur ou d'une détresse), c'est l'ineptie de la chronique qui agace (le réalisateur ne connaît-il vraiment rien du sexe féminin, ou s'est-il contenté de parcourir les articles de Elle ou Marie-Claire pour se faire une idée ?). Solennité cheap pour symbolique rutilante : les manies de Bogliano sont quelquefois favorables à son film, comme pour cette façon de filmer la route en arrière et contre-plongée lors du final (pas fulgurant, c'est vrai). Pour les plus attentifs ou cléments, il y aura aussi l'exotisme du cadre, plus jungle que rural, cette fois (c'est peut-être ça, le progrès).
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