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NO MORIRE SOLA / NEVER DIE ALONE SUR PS
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Bogliano a essayé sa redite à lui de tout un genre, florissant dans les 70's et sur lequel ne sont opérés que quelques retours ponctuels aujourd'hui (dont celui, particulièrement bien orchestré, sur La Dernière Maison sur la Gauche de Craven). No Morire Sola/I'll Never Die Alone est ainsi un rape-and-revenge, un de ces films ou des filles violées prennent leur revanche en tuant leurs agresseurs, non sans leur infliger quelques corrections physiques méritées -et, idéalement, jouissives. Le leitmotiv féministe est peut-être sincère, mais il est fort mal servi par ce nanar hargneux de façade, finalement démuni dans sa noble cause.

 

Au-delà de la mollesse stupéfiante du récit et de la mise en scène (ah, cette riche idée de tout filmer pour bien tout montrer d'une candeur ou d'une détresse), c'est l'ineptie de la chronique qui agace (le réalisateur ne connaît-il vraiment rien du sexe féminin, ou s'est-il contenté de parcourir les articles de Elle ou Marie-Claire pour se faire une idée ?). Solennité cheap pour symbolique rutilante : les manies de Bogliano sont quelquefois favorables à son film, comme pour cette façon de filmer la route en arrière et contre-plongée lors du final (pas fulgurant, c'est vrai). Pour les plus attentifs ou cléments, il y aura aussi l'exotisme du cadre, plus jungle que rural, cette fois (c'est peut-être ça, le progrès).

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I'll never die alone - ma note pour ce film :
BLUE VELVET SUR PS
" (...) Fenêtre sur cour : la suite bigarrée. Dès lors, Jeffrey est comme un enfant ayant ouvert la boîte de Pandore et se gardant bien de le faire savoir à son entourage, pour mieux s'y consacrer lui-même, s'y abîmer avec complaisance et envie. Ces déviances qu'il côtoie, Jeffrey les réfute devant Sandy : il ne lui évoque qu'une affaire terrible qui aurait l'impudence d'être ici, dans ce paradis vierge. Sandy retient Jeffrey dans le monde commun de la vertu, mais malgré ses efforts, elle voit comme son amant (ce degré de leur relation est lui-même nimbé dans le non-dit) est aspiré par le charme vénéneux, le désespoir éclatant de Dorothy. Ce chaos qui la dévore exerce la même attraction pour Frank, le bourreau, terrifiant Denis Hooper, avide de substance, détenant sous son emprise l'otage sensuelle pour reconstituer sur elle ses fantasmes morbides. Jeffrey lui-même est devenu objet soumis et inanimé, avant d'être ranimé par les désirs de Dorothy, lorsqu'il avait une dette envers elle : il l'a vue se perdre dans sa propre tragédie, il a vue son âme nue, et on ne peut pardonner à l'Autre d'avoir vu sans l'entraîner plus au fond avec soi. (...) "

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Blue Velvet - ma note pour ce film :
Réalisé par David Lynch
LA COLLINE A DES YEUX (remake) SUR PINKSATANISTE

« (…) Mais au-delà de la démonstration, La Colline a des Yeux est d'abord est un monument de tension et un programme suffisamment ludique pour satisfaire les exigences d'amateurs de train fantôme comme de cinéphages assoiffés d'exotisme horrifique. Le style sobre et puissant qu'Aja révélait sur Haute Tension [vainqueur haut-la-main de la vague horrifique française des années 2000] est subjugué par ce huis-clos à ciel ouvert. En même temps qu'il ressuscite une horreur carnassière à Hollywood, La Colline a des yeux est le parfait prolongement des enjeux de l'original jusque dans son aspect graphique. (...) »


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La Colline a des yeux - ma note pour ce film :
Réalisé par Alexandre Aja
MATRIX SUR PINKSATANISTE

« (…) Le flou thématique voudrait se confondre dans les parures du flou artistique : Matrix accumule dès lors les signaux clignotants de la culture cyberpunk sans les sonder. (…) Tout heureux d'avoir déterminé un support flexible et attrayant, les Wachowky en exploite autant les ressorts spectaculaires que vaporeux : le film est à son meilleur lorsque s'exprime ses ambitieux imports asiatiques [John Woo et Tsui Hark] exprimés dans ses voluptueuses scènes d'action. La structure dans le fond assez banale et binaire [séquence de bla-bla ''abstraits'' ; séquence grivoise] du film est transcendée par le charme du patchwork  : le plaisir est presque, en somme, ''tarantinesque'', à ceci près qu'ici on ne refait pas le film, mais on garde le meilleur de tout ce qui a pu être éprouvé. »


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Matrix - ma note pour ce film :
A SERBIAN FILM SUR PS
(...) On imagine déjà les débats, connus d'avance : Jacky est pour, il trouve que l'art c'est comme Bigard, formidable quand ça met le paquet (et il marmonne de vieux discours d'instruction civique en rajoutant ''liberté'' à chaque fin de phrase). Marie-Odile est contre, elle pense qu'on a pas FORCEMENT besoin de représenter tel quel à l'écran ce qu'on veut dénoncer (et en cachette elle murmure que ce film, c'est fait par et pour des malades mentaux et autres dégénérés). Voilà, A Serbian Film c'est ça, l'audace ultime de service dont la diffusion se solde par des joutes oratoires sans lendemain.

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A Serbian Film - ma note pour ce film :
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